Le terme « jardin partagé »  désigne plus particulièrement de petits jardins de proximité, inspirés des « jardins communautaires » nord-américains.

Installés sur d'anciennes friches, les « community gardens » offrent à la fois un espace de jardinage aux adhérents de l'association, mais aussi un lieu de promenade au public. Les parcelles sont individuelles ou collectives et cultivées en commun par les membres de l'association.

Les « community gardens » de New York sont accessibles au public selon des horaires hebdomadaires fixes et lors des manifestations organisées dans le jardin. Ces endroits accueillent des repas de quartier, des expositions, des spectacles, des animations socioculturelles au sens large. La ville de New York en compte plus de 600 actuellement. Ils contribuent à l'amélioration du cadre de vie, notamment dans les quartiers défavorisés.

Apparus il y a une quinzaine d’années en France, les jardins partagés sont encore peu connus du grand public.

Leur histoire est liée à celle du Jardin dans Tous Ses États (JTSE), un réseau national représenté aujourd'hui par douze correspondants régionaux, dont l’association "passe jardin" en Rhône Alpes.

 

Le concept de jardin partagé est né au sein de ce réseau constitué en 1997, avec l'appui de la Fondation de France. Le premier « jardin communautaire » a vu le jour à Lille. Installé dans le quartier Moulins, le Jardin des (Re)trouvailles a fêté ses 20 ans. Les correspondants régionaux du Jardin dans Tous Ses États ont localement diffusé ce modèle auprès du grand public, des associations et des collectivités locales.

Les fondateurs du réseau venaient d'horizons très différents : éducation à l'environnement, insertion, recherche en sociologie, militants écologistes, acteurs associatifs des jardins familiaux… tous souhaitant participer à une dynamique d'échanges et de réflexion  autour des jardins collectifs dans leur ensemble.

Il fallait enfin trouver un terme pour désigner ces jardins, certes très divers par leurs objectifs mais possédant des valeurs communes. Ainsi naît la notion du jardin partagé : partage de l'espace, d'un projet, des activités, de la gestion du jardin... étant perçue comme essentielle.

Un jardin partagé ! Qu’est-ce que c’est ?

 

Un jardin partagé est un jardin conçu, construit et cultivé collectivement par les habitants d’un quartier ou d’un village.

 

Réunis en association les habitants gèrent le jardin, prennent les décisions importantes collectivement. En ce sens chaque projet est unique par son aménagement et son fonctionnement.

Ces jardins se fondent sur des valeurs de solidarité, de convivialité, de lien et de partage entre les générations et les cultures, qui figurent dans la Charte des Jardins en Partage.

Un jardin pour qui ?

Un jardin partagé est fait pour tous, pas besoin de savoir jardiner pour en faire partie, le jardinage s’apprend par l’échange avec des jardiniers plus expérimentés, cela permet de tisser des liens.

On y cultivent le respect du vivant en prohibant l’usage des pesticides et en encourageant les jardiniers à expérimenter des techniques de paillage, de compost, des plantations d’engrais verts, l'utilisation d'eau de pluie…

Les jardins partagés sont de petites oasis de verdure qui profitent au plus grand nombre et pas seulement à ceux qui y jardinent.

Ainsi chacun peut devenir membre d’un jardin partagé simplement pour le plaisir de s’y promener et d’y flâner à loisir ou pour participer à un projet de village…

Le grand public est invité à y entrer lorsqu’un membre de l’association est présent et à l’occasion des animations qui y sont organisées !

La permaculture c'est quoi ?

C' est « une pensée », reposant sur trois valeurs fondamentales : prendre soin de la terre, prendre soin de l’homme et partager équitablement les ressources.

La permaculture a fait son entrée dans Le Petit Robert en 2010 :

« un mode d’aménagement écologique du territoire, visant à concevoir des systèmes stables et autosuffisants ».

Son cofondateur, le biologiste australien Bill Mollison (1928-2016), a observé comment les espèces végétales et animales vivent en synergie dans la forêt. Il en est ressorti animé d’une certitude : si l’humanité persiste dans son modèle productiviste, elle provoquera sa propre extinction.

Ainsi est née la permaculture, conceptualisée dans les années 1970 avec l’aide de David Holmgren, comme « un système agricole soutenable, pensé pour assurer l’autonomie vivrière d’un lieu. »

"Dans un monde d’exubérance énergétique, la permaculture fait figure de mouvement marginal. Mais dans un monde de descente énergétique, l’approche permaculturelle devient centrale, car elle propose une décolonisation de notre imaginaire et une conception nouvelle de nos cadres de pensée et de nos stratégies créatives. Soit un nouveau paradigme, qui bouleverse nos références culturelles. » in Permaculture. Principes et pistes d’action pour un mode de vie soutenable, David Holmgren

En moins de quatre décennies, la permaculture est devenue un mouvement mondial, apportant une contribution pratique au débat sur la soutenabilité.

© 2017 par Messery jardine

This site was designed with the
.com
website builder. Create your website today.
Start Now