En 2020 connectons-nous à l'essentiel...

Bonne année !

La raclette, les crêpes et les nombreuses activités proposées tout au long de la journée, par le Conseil Municipal Jeune et Messery et jardine, ont permis à tous de profiter de ce moment festif en pleine nature ! Merci à tous les participants... et au soleil sans qui cette journée n'aurait pas été aussi belle !

Dimanche 13 octobre au parc des Semiss !

Profitez de ces rendez vous pour :

- visiter le jardin,

- rencontrer les jardiniers,

- participer aux ateliers et animations

- gagner un panier gourmand

- en un mot vous faire plaisir !

Aout-septembre 2019 : le jardin prospère naturellement après les interventions des jardiniers pour pailler, débroussailler, arroser et...récolter !

Après l'effort, le réconfort autour d'un apéro dinatoire bien mérité !

Atelier compostage : 

En ce début de printemps, Thonon Agglo a organisé gratuitement des ateliers compostage pour les jardiniers amateurs que nous sommes.

On a tous notre idée sur le compostage même si celui du fond du jardin végète un peu. C’est donc avec un a priori de déjà connu que je me suis rendu à l’un de ces ateliers.

 

Quelle surprise ! Le compostage est une vraie science et ce n’est pas si facile de le réussir si on a l’intention de l’exploiter dans le jardin.

 

Mais avant toute chose, il est important de comprendre que ce n’est pas parce que l’on a pas besoin de compost pour ses fleurs ou son jardin qu’il ne faut pas en faire. L’autre utilité du compost est de diminuer ses déchets. On pourrait facilement réduire de 40% sa poubelle rien qu’avec les déchets organiques que l’on jette !

 

Pour commencer, le mieux est d’avoir un bac à compost (voire même deux à partir de la 2nde année). Celui-ci devra être posé à même le sol, car c’est de là que viendront les organismes vivants qui travailleront pour nous. Outre les bactéries en nombre difficilement imaginable mais que l’on ne voit pas, vous trouverez assez rapidement dedans 3 sortes de vers de terre (différents de ceux que vous trouverez en pleine terre), ainsi que des larves de Cétoine. C’est d’ailleurs même très bon signe de trouver ces larves qu’il ne faut pas confondre avec les larves de hannetons (qui sont quand même plus rares). En gros, il s’agit d’une grosse larve blanche, avec une petite tête et recroquevillée (ci joint photos). 

Le recyclage effectué par ces petites larves permettra à la matière de se transformer en éléments minéraux pouvant être utilisés de nouveau par les plantes.

53892520_376028456325557_220706248084737
difference entre le ver blanc du hanneto

Vous mettrez donc dans votre bac 2 types de déchets : matières azotées (déchets organiques contenant de l’humidité, venant principalement de la cuisine mais aussi du jardin avec la pelouse ou mauvaise herbes) et carbonées (feuilles mortes, paille, sciure, mais pas de branche). Ces derniers sont aussi appelés matière structurante.

Le mieux est de toujours alterner les couches (azotée, puis carbonée) en essayant de terminer la couche supérieure par du carboné structurant. Il faudrait donc avoir une petite réserve de déchets carbonés dans un coin : feuilles mortes, cartons d’emballages (il faut qu’ils soit marron ou kraft et sans écriture d’imprimerie) ou de la sciure. On peut aussi mettre dans son compost le seau des toilettes sèches, pour ceux qui en ont ! Dans ce cas-là, au vue de la concentration en azote, il convient de bien répandre et mélanger le contenu avec le reste du bac.

Le compost va donc se transformer au fur et à mesure des mois.

 

A 4-6 mois, il sera demi mur, puis à 8-12 mois, il sera mur.

 

Vous commencez à comprendre qu’à l’issue de votre première année, un second bac s’impose pour se donner le temps d’utiliser votre compost de la 1ere année. Le moyen de vérifier si le travail se déroule bien est de vérifier l’humidité de la terre. Le test du poing est intéressant : serrer très fort une poignée de votre compost. La terre devra pouvoir se tenir formée sans qu’aucune eau ne s’en échappe.

Trop liquide, il faut ajouter de la matière structurante (carbonés), trop sèche, la matière n'est pas assez riche en matières azotées.

L’odeur peut vous donner aussi une indication. Après plusieurs mois, il doit avoir une odeur de terre de sous-bois. Et enfin, si un gros nuage de mouche s’élève au moment où vous soulevez le couvercle du bac, c’est que votre mélange est trop azoté (mettez de la matière carbonée). Tout est une question d’équilibre !

Attention de prendre quelques précautions pour l’utilisation de votre compost. La première chose est de le tamiser (récupérez un bout de grillage à poule avec une maille entre 1 et 1.5 cm). Le mélange mûr doit être mélangé avec de la terre car il sera trop riche seul. Pour ce qui est du mélange demi-mûr, vous pourriez l’utiliser mais uniquement à l’automne, dans le jardin, car il va continuer à murir et perturber la surface du sol pendant quelques mois encore.

Ce genre d’atelier nous amène invariablement vers les conseils de jardinages.

L’animatrice nous apprend ainsi que le Ph (ou potentiel hydrogène, outils servant à mesurer l’acidité ou basicité d’une solution ou de la terre) du bas chablais se situe à environ 8. Il est donc légèrement Alcalin ou Basique sauf sous les arbres résineux sous lequel le sol est plus acide, le Ph est à 6/6,5. Un PH Neutre est 7. C’est important car c’est un indice pour définir si une plante se sentira bien dans un milieu ou pas. Si vous avez l’intention de planter de l’exotique, essayez de savoir quel est son milieu favorable.

Psssst, si vous habitez sur l'agglo de Thonon et que vous souhaitez vous procurer un composteur en bois à tarif préférentiel, toutes les infos sont ici !

Autre astuces. Me chauffant au bois, j’ai pas mal de cendres que je verse dans le jardin. C’est très bien mais attention au quantité : pas plus de 2 poignées tamisées par an et par m². SI vous en avez trop, vous pourrez toujours les donner à vos poules ou celles du voisin. Mélangées avec du sable, elles adorent se rouler dedans pour se déparasiter.

Quant aux purins, notre animatrice nous indique sa manière de le préparer et quel usage elle en fait. La préparation consiste en 1kg de plantes à mettre dans un sac en tulle, le tout plongé dans 10 litres d’eau). Mettre le seau à l’abri de la lumière mais sans le couvrir (attention ça peut sentir un peu). Pendant 10 jours, vous remuer 1 fois par jour votre sac (un peu comme avec un sachet de thé). Le mélange est prêt à l’issue des 10 jours. Il faudra ainsi en mélanger ½ litre avec 10 litres pour l’arrosage. Vous pourrez ainsi combattre le mildiou avec la Prêle, les insectes (chenilles, pucerons…) avec les feuilles de Rhubarbe, ou encore fertiliser vos plantes avec l’ortie ou la consoude.

Bon compost à tous !

Formation permaculture : saison 1 épisode 1

Dans le cadre des 2 demi-journée « découverte de la Permaculture » organisées par Messery Jardine, nous sommes allés à Orcier pour la première phase de cette initiation.

Nous en sommes revenus enchantés.

Il faut reconnaitre que le cadre dans lequel Franck Gossman, l’animateur de AMRITA Pemaculture nous accueille est merveilleux...et le beau temps ne gâche rien ! 

Il s’agit de son lieu d’habitation, fabriqué de ses mains en bois et paille pour la maison et en fouillis pour le jardin. En fouillis…pas tout à fait. Il s’agit d’une organisation particulière, loin des concepts ordonnés dont nous avons l’habitude.

Mais avant tout, Franck nous accueille autour d’une table afin de discuter sur qui nous sommes et ce que nous attendons d’un tel stage.

La vingtaine de stagiaires que nous étions ont égrené les interrogations liées à ce mode de culture et la manière d’en faire usage dans nos jardins, mais aussi dans notre vie. Car il est bien vrai que la Permaculture est une philosophie de vie basée sur le respect de la nature (de ses habitants et de son environnement), sur la conception et le design de son lieu de vie (incluant le jardin) et enfin sur des principes simples d’observation, de non opposition d’interaction et d’efficacité.

Le bon sens est le maitre mot de l’après-midi. Et c’est dans son jardin merveilleux qu’il nous en fait la démonstration.

A vue de nez, son jardin mesure environ 350-400 m² sur lequel il cultive environ 300 variétés de plantes qui permettent de nourrir, quasiment sur l’année, sa petite famille de 3 personnes.

 

Il faut reconnaitre, que l’espace est particulièrement bien utilisé. Une trentaine de pommiers, une dizaine de prunier et autres poiriers, néflier, abricotier (aussi un nashi, vous chercherez de quoi il s’agit ! ) servent de support et ombrage aux plantes grimpantes (Haricots, tomates, courges et autres concombres).

Beaucoup d’arbustes cohabitent aussi sous ces arbres en jouant sur l’alternance des fructifications. En fait tout est une question de timing. Il faut trouver la bonne association de plantes de manière à ce que leur cycle s’accorde harmonieusement. Mais pas seulement car la nature du sol, l’orientation et l’exposition sont des facteurs importants pour faire fonctionner le tout. Autant vous dire que l’agencement, la conception et le design est une étape qui s’étalera sur plusieurs années, des années d’observation, de questionnement et de tentatives. Chaque Jardin a ses spécificités et fera l’objet d’une expérimentation qui lui est propre. Il faut y adapter des concepts de bon sens, des concepts de permaculture.

Cela sera l’objet de notre seconde demi-journée d’initiation, sur le Jardin de l’Association à Messery sur lequel Franck interviendra. Le stage est déjà complet, mais à la lecture de ce que je viens de vous dire, nous aurons l’occasion d’inviter Franck à d’autres séances de travails sur les années à venir.

Vous trouverez de nombreuses informations utiles sur le site de http://amritapermaculture.fr/ ainsi que sur la toile en général.

En attendant bonnes cultures et bonnes réflexions !

ça sent le printemps !

Comme prévu initialement, les services techniques ont délimité le pourtour du jardin avec une clôture constituées de piquets en bois et de grillage à mouton. Nous les remercions pour ce travail effectué dans le froid ! Cette clôture devrait éviter, entre autre, aux animaux de taille moyenne de "visiter" le terrain en l'absence des jardiniers !

Quelques légumes verts ont survécu à l'hiver : choux kale, chou romanesco et persil ! Trop peu de production pour une distribution, mais une leçon de Dame Nature pour la suite de notre aventure permaculturesque...

Nom d'une citrouille,

saison 2 !

 

Oyé, oyé, dimanche 7 octobre de 14h à 18h, Messery jardine fête l'arrivée de l'automne sur ses terres, au parc des Semiss, avec le Conseil Municipal Jeune !

 

Au programme :

 

des ateliers pour petits et grands,

une chasse au trésor,

la vente de miels, pâtisseries, boissons,

une dose de bonne humeur,

et un bon bol d'air avant d' affronter l'hiver !

 

Des infos plus détaillées en cliquant ici

"Forte chaleur en septembre, à pluie d'octobre, il faut s'attendre !"

Ce dicton dit-il vrai ? A suivre....

Dimanche 16 septembre :  ce matin des géocacheurs invités par Aline sont venus épauler les adhérents pour réaliser les travaux au jardin.

Coté cour, le conteneur en tôle a été recouvert de bardage pour se fondre un peu mieux dans le paysage, viendront plus tard un toit et des chéneaux pour alimenter un récupérateur d'eau de pluie car en permaculture on évite d'utiliser l'eau potable pour arroser. L'objectif étant la gestion raisonnée des ressources naturelles disponibles.

A l’intérieur des étagères ont été fixées solidement pour ranger tous les outils.

Coté jardin c'est l'heure d'enlever les adventices là ou les récoltes sont terminées et de pailler pour ne pas laisser le sol à nu pour l'hiver.

Petits et grands jardiniers ont pu profiter de ce matin ensoleillé et chaud avant de partager un apéro et un barbecue tous ensemble !

1/1